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Ta bouche que j’aime tant embrasser, est-ce que tu peux la fermer ?

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Simone adore le chocolat, les films d’Elvis Presley et croit en l’âme soeur. Simon cuisine traditionnel, aspire à vivre un amour noble et supérieur et s’attache à cet idéal.

Le premier pas se fait du bout des doigts.
Une histoire se tricote jusqu’aux premiers doutes. Une histoire banale et ordinaire où l’on se dit : « j’aimerai pas que ça m’arrive ! D’ailleurs, ça n’est pas moi ça ! ». Tout le contraire de la belle romance où l’on se dit : « je veux vivre ça ! ». Pourtant, ce qui est troublant avec Simon/Simone, c’est que l’on s’y retrouve complètement, qu’on le veuille ou non.
Alors ? Que reste-t-il de nos amours… ?
Olivier Villanove, seul en scène, se transforme en scientifique allumé pour révéler la véritable formule de l’amour.
Big bang ! Olivier, seul face à lui, se dévoile et s’enflamme.

Écrit et interprété par Olivier Villanove
Accompagné et mise en scène par Brune Campos
Mis en lumière par David Mastretta
Avec la complicité artistique de : Cécile Delhommeau (écriture) & Lise Lendais (scénographie)
Durée : 1 heure environ
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Interview histoires d’amour

« Ta bouche
Ventile
Dans mes yeux
Une singulière odeur
De toi
Frisson de mes lèvres à la jointure
de ton vêtement
Dans le cou doux
Courbe galbe en dune
Pincement de lobe qu’as-tu derrière
la tête ?
Tignasse enchevêtrée sous tes ongles
Par à-coups frôler mine de rien ton grain de peau fin
D’accord oui comme ça et puis comme ça et puis hésite
La gêne aux entournures
de mon épaule habillée
Et si d’un commun abordage
Plus de tissus qui fâche banco
Saisie d’élastiques de boutons de coutures
Froissements maladroits acharnement
sur ceinture
Victoire en tas
à nos pieds nus
Bon début. »
Extrait
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Presse « Ta bouche que j’aime tant embrasser, est-ce que tu peux la fermer ? » Un beau titre, avec une forme à l’avenant. Le comédien a débuté l’art du conte il y a 10 ans à Bordeaux et semble plutôt explorer ici un théâtre de l’intime, une forme hybride, organique et plastiquement réussie. Un univers blanc, immaculé, pour poser un personnage multiple, disposer les fragments, intimes ou cliniques, du discours amoureux. Au premier plan une histoire simple, banale, chimique, mythique, androgyne, charnelle, de deux êtres qui s’aiment puis ne s’aiment plus. Lui est candide ou exalté, danse autant qu’il joue, avec sa voix nue ou son micro, avec une sobriété d’effets jusqu’au final jaculatoire, explosif - un vortex de billes en polyester pour évoquer le big-bang amoureux. Bel exemple d’une langue qui prend corps.
Sud-Ouest
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