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Ta bouche que j’aime tant embrasser, est-ce que tu peux la fermer ?

Presse « Ta bouche que j’aime tant embrasser, est-ce que tu peux la fermer ? » Un beau titre, avec une forme à l’avenant. Le comédien a débuté l’art du conte il y a 10 ans à Bordeaux et semble plutôt explorer ici un théâtre de l’intime, une forme hybride, organique et plastiquement réussie. Un univers blanc, immaculé, pour poser un personnage multiple, disposer les fragments, intimes ou cliniques, du discours amoureux. Au premier plan une histoire simple, banale, chimique, mythique, androgyne, charnelle, de deux êtres qui s’aiment puis ne s’aiment plus. Lui est candide ou exalté, danse autant qu’il joue, avec sa voix nue ou son micro, avec une sobriété d’effets jusqu’au final jaculatoire, explosif - un vortex de billes en polyester pour évoquer le big-bang amoureux. Bel exemple d’une langue qui prend corps.
Sud-Ouest
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